Contrôles d’identité au faciès : l’État condamné

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Par Frédéric Gallet
12 novembre 2016
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Contrôle au faciès

La Cour de cassation a définitivement condamné mercredi l’État pour des contrôles d’identité « au faciès », c’est-à-dire des contrôles d’identité jugés discriminatoires. Le syndicat majoritaire Alliance a été le premier à réagir.

Comme le rappelle 20 minutes, « l’affaire avait commencé en 2013, lorsque treize hommes d’origine africaine ou nord-africaine avaient attaqué l’État, dénonçant des contrôles abusifs, parfois associés à des palpations, des insultes ou du tutoiement. »

Dans son communiqué, la Cour de cassation a estimé : « il y a discrimination si le contrôle d’identité est réalisé sur la seule base de caractéristiques physiques associées à une origine réelle ou supposée. »

Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale a réagi à cette décision.

Alliance Police Nationale prend acte de la décision de la Cour de cassation de condamner l’État pour des contrôles « discriminatoires » par des policiers.

Alliance Police Nationale dénonce cette décision qui considère les policiers comme des hors-la-loi !

Alliance Police Nationale juge intolérable de présenter l’action de la police comme négative, alors que des millions de contrôles d’identité ont lieu chaque année et permettent d’identifier des individus recherchés.

Alliance Police Nationale refuse cette théorie du contrôle au « faciès », qui servirait de prétexte aux initiateurs du récépissé de contrôle d’identité.

Alliance Police Nationale maintient son appel au « service minimum » et apporte son total soutien aux forces de police qui exercent chaque jour dans des conditions de plus en plus difficiles.

Une décision qui renforce donc le sentiment de défiance vis-à-vis des policiers.

Frédéric Gallet

Frédéric Gallet

Frédéric Gallet est major de police. Après quinze années en région parisienne dont 10 ans en BAC, il est muté en 2006 à Rennes. En 2009, il devient représentant du personnel. Aujourd’hui, il est secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale.

1 pensée sur “Contrôles d’identité au faciès : l’État condamné”
  1. Les clandestins autrement appelés « réfugiés » ne sont donc plus contrôlables puisqu’il ne faut plus tenir compte de » l’apparence  » étrangère .
    Mais où va t’on ?
    Pas de contrôles = pas d’expulsions, si tant est qu’il y ai encore volonté d’expulser et que les soi disant frontières de l’UE existent réellement.

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