Pourquoi renier notre identité ?

Article
Par Michel Legueret
31 mars 2018
2 commentaires
1200px-Gwenn-ha-du_-_Diwan_30_ans

Ce matin à l’Assemblée nationale une députée LREM, dont j’ai déjà volontairement oublié le nom, a comparé l’enseignement des langues régionales à des réseaux islamistes. Ces derniers mois, certains nouveaux députés ont le « chic » pour se faire remarquer par des petites phrases assassines et insultantes pour une partie des Français.

Quelle odieuse comparaison, vous en conviendrez. Je me souviens d’un temps, pas si lointain, où nous étions fiers de notre appartenance régionale. Mais il vrai que c’était une autre époque. Ne voyez aucune nostalgie dans mes écrits mais un désir de se souvenir.

Cette époque dont je vous parle, était une époque où notre avenir professionnel nous conduisait immanquablement à Paris, et les Bretons, les Auvergnats, les Basques et toutes les autres identités régionales se partageaient les quartiers : La gare Montparnasse pour les bretons et les Auvergnats, la gare de Lyon pour les sudistes et la gare du Nord pour les Chtimis. Époque bénie où le simple fait de ne pas appartenir à la même région engendrait des débats sur les mérites de chaque région, où le chauvinisme ne signifiait pas le racisme. Il n’y avait aucun rejet de l’autre, seulement la fierté d’appartenir à une région donc à une identité propre.

Maintenant le monde appartient à la génération de nos enfants. Quand nous parlions de « monter à Paris » comme d’une aventure, ils parlent maintenant de Sidney, Singapour, New-York. Alors obligatoirement plus le monde est ouvert et grand, plus le terroir semble loin et petit.

Est-ce une raison pour oublier d’où l’on vient ? Je ne le pense pas. Dans ce monde déstructuré et mondialiste que l’on nous promet, dans ce futur sans frontières, avant peut être d’être sans règles, n’est-il pas primordial d’avoir un point de repère, un port d’attache ou jeter son ancre quand les éléments sont contraires ?

En comparant l’enseignement des langues régionales à des réseaux islamistes, ce député insulte des générations de provinciaux qui ont bâti nos grandes cités par leurs diversités et leurs compétences. Est-elle si fière de son « parisianisme » en pensant qu’il provient d’un berceau unique et pur ?

Être député c’est donc d’être élu par des Français de souche différente. Elle ne compare pas ces écoles, telle Diwan en Bretagne, à des écoles Coraniques mais à des réseaux islamistes. Donc ces écoles sont des lieux d’enseignement du terrorisme pas de la culture et des langages régionaux. Les adeptes de cet enseignement sont très minoritaires quelle que soit la région, est-ce une raison pour les mépriser et les mettre sur le banc des accusés ?

De mémoire, apprendre le breton, le basque ou l’alsacien, n’a jamais créé des terroristes.

La destruction de notre patrimoine et de notre culture est le fait d’une certaine caste politique et intellectuelle qui ne jure que par une mondialisation par l’oubli. Oubli de nos ancêtres, de nos monuments et de nos valeurs.

Comme je combats la destruction de certains édifices ou autres statues, je combattrai l’obscurantisme de ces personnes qui ne comprendront jamais que l’on peut s’ouvrir au monde sans se fermer à son passé.

Michel Legueret

Michel Legueret

Vice-président du Cercle des Actifs Malouins

2 pensées sur “Pourquoi renier notre identité ?”
  1. Ce(tte) député(e) s’appelle Sylvie Charrière : Ancienne sportive de haut niveau, elle a été championne du monde scolaire en javelot en 1978[1]. Elle a été ensuite en 1982 enseignante en éducation physique et sportive[2].
    C’est un peu le drame avec certains sportifs de haut niveau ( pas tous heureusement) … Les muscles enflent beaucoup plus vite que les encéphales ne se remplissent. Pardonnons à cette marcheuse, tellement représentative malheureusement du vide sidéral qui habite nombre de députés macronistes qui croient marcher alors qu’ils ne font que claudiquer dans un univers qui les dépasse totalement.

Laisser un commentaire